On a beau savoir par l'expérience des autres, et la simple logique, que c'est impossible, on est totalement convaincu qu'il suffit de s'élancer comme après quelques joints. Je compare l'amour à une drogue. Le danger, la peur, c'est la distorsion de la réalité, la sensation qu'il n'y a aucune limite, que rien n'est figé, que les contraintes matérielles disparaissent. C'est vrai, après tout, la drogue n'est pas si différente. Je vois d'abord une notion de partage et d'échange. On part dans des discussions ensemble, on imagine, on délire, on échange des rêves. La parole est libérée. Et cela ressemble à de l'amour. Il y a des mots et des comportements qui ne sont plus interdits. On peut se prendre dans les bras, exprimer de l'affection, on a pas peur de la tendresse de l'autre, on ne se sent pas ridicule d'être sensible, on croit mieux capter les émotions.
C'est semblable à de l'amour: l'affection, la tendresse, les tabous disparus...Tout paraît accessible et pourtant le choix ultime ne nous appartient pas, il appartient à l'autre et nul ne peut l'influencer.
Alors voilà, peut être que ce que j'écris n'est qu'un délire psychédélique d''un monde utopique mais c'est spontané. Je ne réfléchis pas, je me lance....